Réformes

FRÉDÉRIQUE LARDET

Députée de la deuxième circonscription de Haute-Savoie

La réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage

« Aujourd’hui, les entreprises et les jeunes tournent autour d’un système complexe. Il faut qu’il soit simple et qu’il tourne autour d’eux ! »  le Premier ministre et les ministres du Travail, de l’Enseignement supérieur et de la recherche et de l’Education nationale ont présenté le 9 février la réforme de l’apprentissage.
La transformation de l’apprentissage s’inscrit dans la modernisation de notre modèle social, après la réforme de notre Code du Travail. · Cette refonte était indispensable car personne ne peut se satisfaire de la situation actuelle, dans laquelle le potentiel de l’apprentissage pour l’emploi des jeunes est largement inexploité :
  • 1,3 million de jeunes Français ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études.
  • Seuls 7 % d’entre eux sont en apprentissage, contre 15 % dans les pays européens où le taux de chômage est bas.
  •  … alors que 7 apprentis sur 10 trouvent un emploi 7 mois après leur formation. 
« L’apprentissage est […] une arme efficace pour lutter contre le chômage des jeunes » a déclaré Edouard Philippe. Il s’agit d’abord de rendre l’apprentissage plus attractif pour les jeunes. Il « doit être considéré pour ce qu’il est : une voie de passion et d’excellence ! »  selon Muriel Pénicaud.
L’apprentissage sera ouvert jusqu’à 30 ans, contre 26 ans actuellement.
Tout apprenti majeur bénéficiera d’une aide de 500€ pour passer son permis.
Tous les apprentis de 16 à 20 ans verront leur rémunération augmenter de 30 € / mois.
15 000 apprentis/an pourront suivre un programme Erasmus : 2 fois plus qu’aujourd’hui.
Les jeunes et leur famille bénéficieront d’une meilleure information (journées d’information, communication des taux d’insertion dans l’emploi de chaque formation…)
Deuxième objectif : adapter le système aux besoins des entreprises en donnant « une place centrale au monde professionnel dans le  fonctionnement de l’apprentissageC’est la marque des systèmes qui fonctionnent chez nos voisins. » (Edouard Philippe)
  • Les partenaires sociaux « co-écriront » les diplômes professionnels, qui correspondront ainsi davantage aux besoins en compétences des entreprises.
  • Les aides seront unifiées et ciblées sur les TPE / PME et les niveaux bac et pré-bac. Aujourd’hui, il existe trois aides à l’embauche différentes : le système est illisible.
  • Il ne sera plus obligatoire de passer devant les prud’hommes pour rompre un contrat après 45 jours. L’employeur pourra par exemple rompre le contrat pour faute grave.
  • L’embauche d’apprentis pourra se faire tout au long de l’année.Le système de financement sera « plus simple, plus transparent et plus incitatif » 
  • Il n’y aura plus qu’une seule cotisation alternance, au lieu de deux aujourd’hui, dont le montant sera fixé par les partenaires sociaux.
 « Un jeune + une entreprise = un contrat = un financementTous les contrats seront financés.
  • Les centres de formation d’apprentis (CFA) seront financés au contrat.
  • Les branches détermineront le coût contrat de chaque diplôme ou titre professionnel. 
« Personne ne remet en cause l’importance des régions dans le dispositif de l’apprentissage » 
  • Les régions bénéficieront de deux dotations, à hauteur de 430 millions d’euros, pour assurer l’égalité au sein des territoires et créer de nouveaux CFA.
  • La responsabilité de l’orientation leur sera attribuée, alors qu’elle est actuellement du ressort de l’Education nationale.

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