La Police de Sécurité du quotidien

« simplifier le travail des policiers et des gendarmes pour qu’ils assurent mieux la protection des Français » (G. Collomb, 08/02/2018)

La Police de Sécurité du Quotidien (PSQ) était un engagement de campagne du Président : nous le tenons.

Plus qu’un nouveau dispositif, c’est une nouvelle feuille de route pour nos forces de l’ordre.

Il était urgent de faire évoluer les missions de la police et de la gendarmerie en profondeur, car « personne ne peut se satisfaire de la situation actuelle, où l’insécurité est forte et où les forces de l’ordre ont trop souvent sentiment de perdre du terrain. » (ibid.)

Pour concevoir cette transformation, « nous sommes partis du terrain », au plus près des besoins. Un questionnaire a été adressé à tous les policiers et gendarmes du pays, obtenant plus de 70 000 réponses : « c’est tout simplement inédit »

Les forces de l’ordre verront leurs moyens renforcés sur tout le territoire, en particulier dans les zones les plus difficiles, car « partout, la République doit faire respecter la loi. »

  • Création de 10 000 postes (vs suppression de 12 500 postes en 2007 – 2012)
  • 60 quartiers de « reconquête républicaine » dont 30 prioritaires d’ici janvier 2019, avec 15 à 30 effectifs supplémentaires, pouvant représenter 3 patrouilles 7j/7.
  • Accompagnement renforcé de 20 départements ruraux et périurbains où la délinquance augmente, avec 500 gendarmes en renfort
  • Investissement dans l’immobilier (1,5Mds€) et l’équipement (1,5Mds€), notamment numérique : 110 000 tablettes et smartphones, généralisation des caméras piétons.

 

Les forces de l’ordre passeront plus de temps sur le terrain et moins sur l’administratif, qui est un motif d’insatisfaction pour 3 policiers sur 4. Les « tâches indues » seront supprimées et la procédure pénale réformée, avec notamment la forfaitisation de certaines infractions. Il n’est plus tolérable que les forces de l’ordre  passent 7h à remplir des papiers pour 1h sur le terrain, et 1,2 million d’heures par an à enquêter sur l’usage de stupéfiants pour 33 000 condamnations.

 Les liens avec la population seront retissés et la confiance recréée, avec le déploiement de 250 unités de contact (gendarmerie) d’ici à 2019 et la désignation d’un référent dédié aux relations avec la police dans les conseils de quartier de toutes les grandes villes.

Il sera mis fin à l’absurde politique du chiffre, qui peut par exemple conduire un chef de la police à arrêter plusieurs fois le même délinquant plutôt que se concentrer sur la lutte contre les trafics. Une évaluation associant la population sera mise en place, pour « que ce soient les Français qui évaluent leur police et leur gendarmerie, pas uniquement des séries statistiques »

 Les chefs locaux seront responsabilisés, alors que « nous sommes aujourd’hui dans un système où trop souvent tout se décide de Paris ». Une plus grande latitude leur sera donnée pour recruter, organiser leurs services ou encore décider de l’utilisation de leur budget.

 La PSQ, ce n’est pas le retour de l’ancienne police de proximité. Elle en partage certains objectifs mais s’en distingue nettement : elle concerne la gendarmerie et pas seulement la police ; elle crée des postes sur le terrain plutôt que dans les bureaux ; elle comporte une dimension répressive ; elle en finit avec la politique du chiffre, en associant la population à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre.

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